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Histoire

Histoire 2017-05-02T11:30:06+00:00

A l’origine, un milieu naturel à préserver

Dans les années soixante-dix, à 15 km au Sud de Narbonne, en bordure des étangs de Bages-Sigean, à l’embouchure de la rivière la Berre et autour d’une zone d’anciens salins reconvertis en un vaste étang appelé l’Œil de Ca, des zones de garrigues où viennent parfois s’intercaler quelques vignes, représentaient un ensemble naturel non urbanisé, riche sur le plan faunistique et floristique et qu’il s’agissait de préserver.

C’est dans cette optique que la mission interministérielle du Languedoc-Roussillon dite mission racine, du nom de son président, et chargée de l’aménagement du littoral, donna en 1972 son autorisation pour la réalisation d’un parc animalier unique de par sa taille, original quant à ses protocoles d’élevage extensif, bien intégré dans le milieu naturel et capable de contribuer à sa protection tout en développant une activité de conservation d’espèces animales essentiellement africaines.

Créée à l’initiative de Paul de La Panouse et de Daniel de Monfreid, la Réserve Africaine de Sigean ouvre au public le 8 avril 1974.

Au fil des ans, la Réserve Africaine de Sigean n’a cessé de s’agrandir et ses troupeaux comportent de plus en plus d’espèces faisant l’objet de programmes européens d’élevage (EEP). Certaines des espèces protégées ont une aire de répartition qui dépasse le seul continent africain, cas notamment des oiseaux migrateurs. D’autres, bien que non-africaines, comme les Ours du Tibet, nous ont été confiées pour des raisons de conservation.

La seule contrainte pour assurer la bonne réussite de ces élevages est de choisir des espèces capables de s’adapter au climat languedocien caractérisé par un bon ensoleillement et des hivers généralement peu rigoureux.

Aujourd’hui près de 900 Mammifères, 600 Reptiles et 2000 Oiseaux sont élevés à la Réserve Africaine de Sigean. Ces chiffres ne sont bien évidemment qu’une évaluation. Un inventaire permanent des espèces vivant en totale liberté est impossible.

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La réserve ouvre au public
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1ère naissance de Rhinocéros blanc
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La réserve se met au digital

Une grande richesse faunistique caractérise ce

milieu naturel protégé

La volonté de conserver et de protéger le milieu naturel figurait sur les plans établis par Daniel de Monfreid lors de l’autorisation d’ouverture du Parc en 1974. Une vaste zone périphérique s’étendant jusqu’aux étangs de Bages-Sigean devait assurer la protection biologique des espèces.
Cette conception innovante de conservation de la faune et d’un milieu « naturel » par un parc animalier est à notre connaissance unique.

Les oiseaux sont les premiers bénéficiaires de cette protection. Par sa situation géographique proche du littoral méditerranéen, la Réserve Africaine se trouve sur l’axe de passage de nombreux oiseaux migrateurs qui longent la côte pour contourner les Pyrénées, gagner l’Espagne ou l’Afrique pour la période hivernale et en revenir dès les beaux jours.

Ces oiseaux migrateurs n’hésitent pas à faire halte sur les étangs bien protégés de la Réserve : Cormorans, Fuligules milouins et morillons, Nettes rousses…, mais aussi des « grands échassiers » : Aigrettes garzette, Hérons cendrés, Grues cendrées, Flamants roses, Cigognes noires, Cigognes blanches…, ces dernières se posent par dizaines aux périodes de la migration et certaines d’entre elles, sédentarisées nichent aujourd’hui sur le site.
Beaucoup d’autres, appartenant à la faune locale, fréquentent aussi le site de la Réserve ou y sont sédentaires : oiseaux du bord de mer comme les Goélands, les Mouettes, les Sternes, oiseaux de bord d’étang ou de rivière qui viennent y nicher comme les Colverts, les Tadornes, les Foulques, les Poules d’eau, les Échasses blanches, les Hérons bihoreaux, les Martin-pêcheurs, les Guêpiers d’Europe… pour n’en citer que quelques-uns.

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