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Conservation in situ

Conservation in situ 2019-07-02T11:25:40+00:00

AGIR SUR LE TERRAIN

La Réserve Africaine de Sigean est partenaire (financier ou par la mise à disposition des animaux qu’elle élève) des programmes de conservation, associations et ONGs listées ci-dessous. En 2018 une somme de 51 747 euros a été consacrée à ces programmes. Pour 2019, l’engagement financier est de 100 000 euros.


AFRIQUE – Sénégal

Panthera : protection du parc Niokolo-Koba (2018/2019)

Le Parc National de Niokolo-Koba est un parc national figurant sur la liste du Patrimoine mondial de l’UNESCO et sur celle du Réseau mondial des réserves de la Biosphère (M.A.B). 

Située à 650 km à l’Est de Dakar dans le Sud-Est du Sénégal près de la frontière guinéenne, cette réserve abrite une riche diversité faunistique : lions, lycaons, chimpanzés d’Afrique Occidentale, Élands de Derby, Éléphants…

Un Patrimoine en Péril

Cible de trop nombreuses menaces telles que le braconnage, l’orpaillage illégal, l’assèchement prématuré des points d’eau… le parc est gravement menacé depuis 2007. Certaines espèces sont dans une situation préoccupante, en particulier les grands carnivores comme les lions et les lycaons.

PANTHERA

Panthera est une organisation non gouvernementale et à but non lucratif spécialisée dans à la conservation des félins. Fondée en 2006 aux États-Unis, elle dispose depuis 2016 d’une antenne française. En s’appuyant sur l’expertise des plus grands spécialistes mondiaux, elle étudie et développe des actions globales de protection des 40 espèces de félins sauvages.

Panthera travaille avec plus de 200 partenaires locaux et agit dans 36 pays.

Plus d’infos : www.panthera.org/france.

logo panthera

La Réserve Africaine de Sigean soutient l’association Panthera dans la protection renforcée d’une zone cruciale pour la faune sauvage dans le Sud-Est du Parc de Niokolo-Koba.

Panthera et la direction des Parcs Nationaux (DPN) du Sénégal mettent en place différents programmes de patrouilles de rangers et de surveillance dont les missions sont les suivantes :

  • Surveiller et prévenir des orpaillages clandestins, du braconnage, des activités illégales

  • Mettre en place des réseaux de communication locale et placer des caméras de surveillance PoacherCam (fabriquées et développées par Panthera)

  • Équiper et former les patrouilles de garde à pied et en véhicule

  • Rénover les pistes et routes, ainsi que les bâtiments et postes de garde.

  • Recenser et évaluer la mégafaune locale présente

  • Surveiller les états des différents points d’eau du parc. 


AFRIQUE – République Démocratique du Congo

J.A.C.K. : Recueil et soins aux chimpanzés orphelins (2018/2019)

La République Démocratique du Congo (RDC) héberge près de la moitié des chimpanzés vivant à l’état sauvage. Bien que ce pays ait reconnu les accords de protection des grands singes dans les années 90, très peu de mesures ont cependant été prises dans le sud du pays pour les protéger.

De nombreuses menaces pèsent sur les chimpanzés :

  • La déforestation : la pression démographique et l’exploitation des ressources naturelles (bois, pétrole, minerais) impactent lourdement les habitats naturels des chimpanzés par l’urbanisation et l’accroissement des surfaces cultivées ou exploitées.
  • Le braconnage : Les chimpanzés sont chassés pour leur viande (viande de brousse). Les très jeunes individus sont pris vivants et revendus illégalement comme animal de compagnie pour les riches particuliers.
  • Les maladies : par leur grande proximité évolutive, chimpanzés et êtres humains partagent de nombreux agents pathogènes. Certains sont redoutables et à l’origine de véritables hécatombes et de catastrophes sanitaires. C’est le cas par exemple du virus EBOLA

Les Amis de J.A.C.K

L’association « Les Amis de JACK » (LAJA) est une association Française de type loi 1901 et gérée par une équipe de bénévole.

Elle a été créée afin de soutenir moralement et financièrement le sanctuaire J.A.C.K (Jeunes Animaux Confisqués au Katanga) situé en République Démocratique du Congo. L’objectif principal de J.A.C.K est de mettre fin au trafic illégal de chimpanzés dans la Province du Haut Katanga en sensibilisant les populations locales et en recueillant les chimpanzés rescapés du trafic et saisis par les autorités congolaises.

logo J.A.C.K.

Plus d’infos : http://lesamisdejack.org

La Réserve Africaine de Sigean soutient l’association Les Amis de JACK dans la protection des chimpanzés dans le Sud du Parc. Le Ministère Congolais de l’Environnement, de la Conservation, de la Nature et du Tourisme (MECNT) procède aux saisies des chimpanzés détenus illégalement et les confie ensuite au sanctuaire J.A.C.K. qui les soigne et les intègre dans des groupes sociaux au sein desquels ils réapprennent les codes comportementaux de leur espèce. L’objectif étant, à terme, de pouvoir relâcher les groupes ainsi formés dans une zone protégée, selon des protocoles déjà utilisés avec succès par d’autres sanctuaires africains.

Le sanctuaire a également construit un centre d’éducation dans lequel il accueille régulièrement des écoliers et des visiteurs pour les sensibiliser à l’importance de préserver les chimpanzés, l’ensemble de la faune sauvage et l’environnement en RDC.


EUROPE – France

LPO 34 : Soutien financier au centre de soins de Villeveyrac (2018)

Depuis plusieurs années, le centre de soin de la LPO34 souffre de la quasi-absence de financements publics et d’une insuffisance de financements privés malgré une activité d’intérêt général répondant à un besoin croissant. A bout de souffle, cette situation l’a conduit en 2018 à engager une campagne médiatique, un appel à générosité auprès des privés et un travail de démarchage des collectivités et institutions publiques afin de répondre à l’urgence d’équilibrer ses finances à court terme, mais aussi de façon pérenne.

C’est dans ce cadre que la Réserve Africaine de Sigean, sensible à cette activité d’intérêt général et ses difficultés financières, a souhaité soutenir financièrement le centre de soin de la LPO 34.

 La LPO 34 ( Ligue pour la Protection des Oiseaux – Hérault):

La LPO34 est une association loi 1901 reconnue d’intérêt général. Elle a fondé son centre régional de sauvegarde de la faune sauvage en 2012. Son objectif premier est la remise dans la nature, après soins et sans dépendance à l’homme, d’animaux sauvages recueillis en détresse (blessés, affaiblis, malades, etc.), qu’ils soient communs ou patrimoniaux.

Depuis son ouverture, il a accueilli plus de 12 500 animaux, dont 2 833 en 2017 avec une grande majorité d’oiseaux, mais aussi des petits mammifères. Il a aussi la capacité d’accueillir deux espèces de tortues autochtones.

Il contribue également à la connaissance sur la faune sauvage, en répertoriant des informations sur les animaux accueillis (espèces, âge, sexe, lieu de découverte, cause d’accueil, biométrie, génétique, etc), permettant d’alimenter les données naturalistes, scientifiques, mais aussi de mettre en place des actions préventives, voire curatives, pour éviter les sources de mortalité notamment anthropiques.

Petit duc
logo centre de sauvegarde lpo

Le baguage et/ou l’équipement de balises satellitaires de certains animaux relâchés dans leur milieu naturel permettent aussi de fournir des renseignements ultérieurs quant à la longévité et la chorologie des oiseaux.

Associé au réseau SAGIR, le centre de sauvegarde est également un outil de premier plan dans le dispositif de surveillance épidémiologique sur les espèces sauvages du territoire de l’Occitanie.

De par sa vocation, le centre de sauvegarde s’inscrit également comme un dispositif majeur de prévention et de prise en charge des situations de crise liées aux pollutions terrestres et/ou marines.

Pour accomplir ses missions, grâce à son équipe salariée, le centre de soins forme les bénévoles, stagiaires, services civiques mais aussi les professionnels (pompiers, services techniques, collectivités, etc.) à la capture et à la manipulation des animaux sauvages, à la prévention des risques sanitaires ainsi qu’aux premiers gestes de secours.

Enfin le centre de sauvegarde engage un travail de fond quotidien dans la médiation sur la faune sauvage auprès des citoyens. Pour exemple en 2017 c’est 5 667 appels qui ont concerné cette activité dont l’objectif est de répondre aux questions des citoyens (par exemple : « attaque » de goélands, chauve-souris sous la toiture, fientes d’étourneaux, essaims divaguant, etc.,) parfois dans une situation de crise, quant à leur cohabitation avec la faune sauvage. Cette activité d’intérêt général, par une approche pédagogique basée sur l’écoute, favorise la résolution de conflits et l’acceptation de la faune sauvage parfois même au sein du bâti de résidence. Elle s’inscrit comme un trait d’union entre les différents acteurs concernés par la gestion de ces situations en relayant lorsque nécessaires les réponses vers ces acteurs (collectivités, police de la nature, autorités environnementales, association de protection de la nature, bureau d’études, etc.).

Plus d’infos : https://herault.lpo.fr/centre-de-sauvegarde/


EUROPE – Espagne

Junta de Andalucia : Réintroduction de l’Ibis chauve (Geronticus eremita) sur le littoral andalou (2018)

Avec sa calvitie précoce et son plumage sombre l’Ibis chauve (Geronticus eremita) n’est sans doute pas le plus bel oiseau de la terre. Mais avec une population sauvage de 116 couples (en 2015) c’est certainement l’un des plus rares ! C’est la raison pour laquelle l’Espagne et les parcs animaliers européens se mobilisent pour sauver cette espèce de l’extinction.

L’Ibis chauve vivait autrefois sur tout le pourtour méditerranéen. Cet échassier insectivore des steppes arides nichait en petites colonies installées dans les falaises littorales ou dans les vallées encaissées. Ces colonies ont disparu les unes après les autres et il n’en reste aujourd’hui plus que 4, toutes installées sur la côte atlantique marocaine. Les raisons du déclin de l’Ibis chauve sont multiples, avec en tête la conversion de pâturages extensifs en cultures céréalières ou maraîchères, l’utilisation intensive de pesticides par l’agriculture conventionnelle, l’urbanisation des sites de nidification et enfin le braconnage sur les zones d’hivernage ou le trajet migratoire.

En captivité par contre cette espèce se porte bien puisqu’on estime qu’il y en a plus de 1200 dans les volières des différents parcs animaliers européens. Il était donc naturel que des actions de réintroduction voient le jour et c’est dans ce contexte qu’est né le Proyecto Eremita !

logo proyecto eremita

Proyecto Eremita 

Le zoo de Jerez de la Frontera, avec l’appui du gouvernement espagnol et d’un comité européen d’experts, a développé un programme de réintroduction de l’Ibis chauve dans le comté de la Janda, dans l’extrême sud de l’Espagne. Il y avait disparu depuis plus de 400 ans ! Les sites retenus pour le projet répondent aux besoins physiologiques de cet oiseau et sont semblables aux biotopes retrouvés sur le littoral atlantique marocain, où vivent les derniers Ibis chauves sauvages. Bien que ces sites soient relativement préservés des menaces et des risques habituels que rencontrent l’espèce, en particulier le braconnage, les oiseaux relâchés restent malgré tout sous la surveillance constante d’une équipe espagnole. De très nombreuses actions de sensibilisation auprès des populations locales ont été menées avant de procéder aux lâchers d’oiseaux nés en captivité et le projet a été adopté avec enthousiasme par les andalous. Aujourd’hui l’Andalousie héberge une centaine d’Ibis chauves, la plupart issus de réintroduction mais déjà certains sont nés en milieu naturel ! Les lâchers d’ibis nés en captivité ont lieu en janvier, après quelques mois passés en volière d’acclimatation. Ils prendront fin en Andalousie dès que les effectifs de l’espèce y seront stables ou en augmentation. D’autres projets de réintroduction sont en cours ou à l’étude, notamment en Autriche, en Italie et en Algérie.

La Réserve Africaine de Sigean a fourni 15 Ibis chauves à ce projet en 2017 et financé l’achat de 8 balises GPS/GSM qui permettent de suivre les déplacements des oiseaux relâchés afin de mieux identifier les habitats qu’ils fréquentent.

Plus d’infos : http://www.juntadeandalucia.es/medioambiente/site/portalweb/menuitem.7e1cf46ddf59bb227a9ebe205510e1ca/?vgnextoid=a27236ae9bc24010VgnVCM1000000624e50aRCRD&vgnextchannel=28416a33390f4310VgnVCM1000001325e50aRCRD&lr=lang_es