Pour la première fois, un Vautour à capuchon (Necrosyrtes monachus) est né à la Réserve Africaine de Sigean le 21 mai 2025, dans la Petite Volière africaine située sur la partie pédestre !

Ce rapace, hébergé à la Réserve depuis 2018, bénéficie d’un Programme d’Élevage Ex-situ (EEP) depuis 2024.

Autrefois très commun en Afrique, le Vautour à capuchon a été classé en Danger Critique d’Extinction depuis 2015 par l’Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN). En effet, sa population a chuté de 90% en moins de 40 ans à cause du braconnage ! Ces campagnes de braconnage massif dans toute l’Afrique de l’Ouest alimentent le commerce du fétichisme et de la médecine traditionnelle.

Au Bénin par exemple, le vaudou est reconnu comme religion nationale depuis 1996 et les marchés de fétiches font partie d’une économie culturelle florissante. Ces traditions culturelles, soutenues par l’État, génèrent des profits tellement conséquents qui leur permettent de dépasser les sanctions. C’est pour cette raison que les vautours (morts ou vifs) continuent à être ouvertement proposés à la vente sur les marchés locaux malgré les lois nationales et internationales interdisant leur commerce.

Cet oiseau, qui est le plus petit vautour du continent africain, se reconnaît grâce à son plumage sombre, son bec très affiné et sa calotte de plumes courtes. Ces vautours charognards ne pondent qu’un seul œuf qui est couvé pendant une période qui varie de 46 à 54 jours. Le petit est nourri de viande et d’insectes régurgités par les deux parents. Il prendra son envol 3 à 4 mois après son éclosion mais restera dépendant de ses parents encore plusieurs mois.